Nouvelles Vues

Filme Carpinteros abre festival cinematográfico en Haití

Con la proyección de la película dominicana Carpinteros, abrió el 22 de mayo sus puertas el festival cinematográfico Nouvelles Vues en Haití, que en su tercera edición está dedicada a esa nación vecina.

El drama escrito y dirigido por José María Cabral resulta denuncia social y narra la historia de un triángulo amoroso al interior de una cárcel, a través del lenguaje de señas. En 2017 fue seleccionada para representar a República Dominicana en la carrera por los premios Oscar y Goya.

Otras 30 cintas se proyectarán durante la cita que se extiende hasta el domingo próximo en los cines Triumphe, Rev Cinema y las salas de la Fundación Conocimiento y Libertad, el Centro de Arte, Instituto Francés de Haití, Plaza Canape Vert, entre otras sedes capitalinas.

Desde su primera edición Nouvelles Vues en Haití aboga por la supervivencia y la promoción del séptimo arte en el país, e impulsa la creación cinematográfica y los intercambios interculturales entre los cineastas de diversas latitudes.

A través de conferencias-debate, clases magistrales y sesiones de formación, el evento intenta sensibilizar al público y a las autoridades, sobre la necesidad de disponer de salas funcionales y de exigir una política cultural que integre las profesiones audiovisuales.

De acuerdo con Wendy Désert, presidenta de la asociación Sine Nouvèl, el festival es un puente entre creadores de aquí y fuera, y cuenta con una amplia variedad en términos de programación, así como un abanico de actividades para esta edición.

Entre los reconocidos cineastas invitados a esta entrega resaltan Jean Jean, Johanné Gomez Terrero, Gessica Généus, Wally Fall, Arnold Antonin y Paticia Monpierre, al que se sumará el músico electrónico haitiano Gardy Girault.

Prensa Latina


Quand “Nouvelles vues Haïti” tourne le regard sur la République Dominicaine

Chancy Victorin

Du 22 au 26 mai 2019, la 3e édition du festival de cinéma « Nouvelles Vues Haïti » se déroule sur plusieurs sites de la capitale avec le Ciné Triomphe comme point focal. Au programme m, des projections, des conférences, des rencontres et masterclasses de cette édition qui porte un regard sur la République dominicaine où le 7e art progresse.

La façade du Triomphe immortalisée dans un black and white un peu « blur » sert de mascotte à la 3e édition du festival Nouvelles Vues Haïti. « Ce n’est pas un détail anodin, c’est un appel aux décideurs pour que cet espace qui est pratiquement la plus grande salle de cinéma du pays soit opérationnel », confie Samuel Suffren, le responsable de communication du festival. « C’est une salle de cinéma, ce n’est pas une salle de spectacle ou de convention, il faut qu’elle affiche des projections régulièrement », avance-t-il avant de préciser que le festival militant initié par Sine Nouvèl utilise le cadre pour la première fois en 3 ans. « On projetait sur la façade jusque-là, ironise-t-il, aujourd’hui on projette à l’intérieur. Une grande petite victoire ! »

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En vertu de la logique du festival de porter un regard sur le cinéma tel qu’il se fait ailleurs, Sine Nouvèl fait choix de la République dominicaine cette année. « En Haïti on est tiraillé entre un attachement viscéral au cinéma hollywoodien, européen, canadien et un black-out sur la production dans le voisinage, notamment en République dominicaine », explique Wood-Jerry Gabriel, le coordonnateur de programme. « Nous accordons le crédit à la Fokal qui est l’une des premières institutions à avoir proposé au public haïtien la découverte du cinéma dominicain qui s’améliore tant en matière de quantité qu’en matière de qualité », précise Samuel. Son collègue souligne qu’il est important de faire état de leur progrès chez nous pour susciter une certaine émulation. « Grâce à une loi votée au début des années 1910, le 7e art dominicain passe de 3 films par années à 24. Et la plupart sont projetés dans des festivals d’envergure dont celui de Toronto », ajoute-t-il.

La programmation est donc ponctuée de projection de films dominicains dont « Carpinteros », « Miriam Miente » ou encore « Cristo Rey ». Des acteurs et cinéastes de là-bas seront de la partie pour des meet and greet. Citons Jean Jean qui est d’origine haïtienne, Johanné Gomez Terrero. Il n’y a pas que des Dominicains parmi les invités. Il y a aussi Wally Fall, un cinéaste et vidéaste Martiniquais installé en Guadeloupe, notre Arnold Antonin national ou encore Patricia Monpierre de l’Association pour le développement du cinéma d’art et d’essai en Guadeloupe. Des films issus du Kenya, d’Afghanistan et d’ailleurs sont aussi à l’affiche qu’on peut consulter en ligne sur la page Facebook du festival ou en version dure disponible notamment au Ciné Triomphe où l’essentiel de l’activité aura lieu entre 10 h a.m et 10 h pm.

Cette année, la « carte blanche » du festival est donnée au jockey Gardy Girault. Il s’agit, selon Wood-Jerry, de proposer à quelqu’un qui n’est pas cinéaste de jouer sa partition dans le cadre du festival. « C’est une manière, explique-t-il, de montrer du doigt le caractère holistique du 7e art ». Gardy Girault devra donc se produire le 24 mai au Yanvalou à compter de 8 h 30 pm. C’est avec la projection de « Miriam Miente » le jour même au Triomphe à 7 h pm et de « Machann fig la » le lendemain à 4 h et 6 h dans ce même local, les seules activités payantes de cette 3e édition du festival.

Samuel souhaite aux festivaliers qui se laisseront tenter par la programmation que l’art et notamment le cinéma soit un prétexte pour recréer le monde à leur manière. Wood-Jerry, lui, a tenu à rappeler en ses mots que le cinéma est mieux dans une salle obscure :« Visionner un film sur un laptop, une tablette ou un téléphone n’égalisera jamais la jubilation qu’on connaît dans une salle où il y a des gens portés par la même passion, habités par le même plaisir. »

Le Nouvelliste

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