Haití: el viaje poético de Aurelie Saint Pierre

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La jeune écrivaine est à sa deuxième publication. Plusieurs années après l’ouvrage « Les alizés de l’adolescence », qu’elle a publié à l’âge de 15 ans, Aurélie Saint­Pierre revient sur la scène littéraire avec un nouveau recueil de poèmes intitulé « Traversée vers le bonheur ». Une brève de leçon de vie. Un condensé de toutes les expériences que quelqu’un peut faire dans la vie. « L’homme cherche constamment le bonheur. On ne veut que cela », argue l’écrivaine, qui croit qu’une traversée n’est jamais facile.

En cherchant à déceler la toile de fond de l’œuvre de la jeune écrivaine, l’on se rend compte que la traversée qu’elle propose est parfois jonchée d’embûches. Autant dire que, pour parvenir au bonheur, il faut savoir composer aussi avec les regrets, les peines, les désillusions. L’auteure acquiesce. Une traversée, c’est une épreuve. « Les traversées ne sont jamais faciles. En parcourant la haute mer en bateau, il faut savoir ramer. Donc, traverser vers le bonheur, c’est aussi garder espoir même dans les moments les plus difficiles », fait­elle savoir.

Dans ce recueil, l’auteure aborde plusieurs sujets tels que l’amour, le séisme, l’amour de la patrie, la couleur locale, etc. À la fin de chaque poème, elle prend soin d’ajouter une date. Ce qui indique qu’il y a une sorte de chronologie dans la rédaction des textes. En parcourant les lignes où elle chante l’amour, on a l’impression de goûter à un meltingpot de passion et de mélancolie, de la folie d’aimer et des regrets d’avoir aimé. Parce que, selon elle, la traversée vers le bonheur, c’est la vie. Et l’amour aussi. « Celle­ci est faite de coups durs, de peur d’aimer et d’aimer à nouveau », résume­t­elle.

En lisant Aurélie V. Saint­Pierre, les mots disent plus qu’eux­mêmes par leur choix et leur agencement. Sa tonalité privilégie l’expression poétique et exaltée des sentiments personnels, des passions. À ce titre, elle admet qu’elle exprime parfois ses expériences dans cet ouvrage. Mais, certaines fois, elle se met dans la peau d’autres personnages pour extérioriser leurs émotions. Comme dans ce texte « À ma fille », où elle se met dans la peau d’une maman. « La beauté d’une femme est son visa Nous vivons dans une ère où l’on nous dit libérées Pourtant nous n’avons jamais été aussi enchaînées Il nous faut constamment jongler Tout en gardant un impossible équilibre Bonne amante sans être pute.

Parfaite hôtesse, directrice peu intimidante, Mère présente, épouse séduisante, Amie, fille, sœur, tout en projetant le meilleur de soi­même Tout cela semble être compliqué, Mais si tu connais les règles du jeu, quand et comment les briser, Il n’y a pas mieux que d’être une femme ! » Le recueil « Traversée vers le bonheur » sera disponible à Livres en folie les 26 et 27 mai au Parc historique de la Canne à Sucre.

Publicado en Le Nouvelliste
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